Par Mariano Rolando Andrade, journaliste et écrivain argentin
« Le bonheur se trouve dans une vie harmonieusement disciplinée », dit le proverbe national birman, qui paraît respirer dans chaque centimètre du temple bouddhiste Shwedagon à Yangoon, l'ancienne capitale de ce pays que la dictature appelle Myanmar, et qui ni plus ni moins qu'un extraordinaire croisement de cultures entre la Chine, l'Inde, la Thaïlande et le Laos.
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Par Mariano Rolando Andrade, journaliste et écrivain argentin
« Le bonheur se trouve dans une vie harmonieusement disciplinée », dit le proverbe national birman, qui paraît respirer dans chaque centimètre du temple bouddhiste Shwedagon à Yangoon, l'ancienne capitale de ce pays que la dictature appelle Myanmar, et qui ni plus ni moins qu'un extraordinaire croisement de cultures entre la Chine, l'Inde, la Thaïlande et le Laos.
Si ce qui impressionne le plus les occidentaux à première vue est l'imposant dôme couvert d'or de la Grande Pagode de Shwedagon, aux yeux des bouddhistes, ce sont les reliques qu'elles possèdent qui lui accordent son caractère sacré et inégalable. Le bouddhisme Theravada est amplement majoritaire parmi les 55 millions d'habitants du pays : « l'enseignement des anciens », une des écoles qui ont formé cette religion à son origine, est aussi présente dans tout le sud-ouest asiatique et au Sri Lanka. Des moines de tous âges et des jeunes étudiants, mystérieux, calmés et rieurs, renforcent l'impression que le bonheur est quelque chose de tangible et pas seulement une chimère parmi les terres de l'ancien Royaume de Pagan.
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